Le tableau

le radeau de la meduse

le radeau de la méduse, Théodore Géricault, 1819.

Un radeau de fortune malmené par une tempête, une poignée de survivants, quelques cadavres plus ou moins entier, bienvenue dans la croisière s’amuse sur le radeau de la méduse!

Le tableau en détails

Nous avons donc une poignée de naufragés sur un radeau de fortune. Ils ont l’air plutôt mal en point, il suffit de regarder les visages pas trop joyeux pour s’en convaincre. Pourtant, apparemment, ça s’agite sur le radeau. Tout le monde semble regarder sur la droite du tableau, où se forme une petite pyramide humaine qui fait de grands signes en direction de l’horizon.

Que regardent-ils? Parce que moi je vois que dalle!

Mais si, tout à droite, à l’horizon, le petit point, c’est un bateau! Personne ne semble y croire, il y a un bateau à l’horizon, un bateau qui va les voir, ils vont être sauvés! Tout le monde s’agite et montre le bateau du doigt, l’espoir renait pour tout le monde.

Enfin presque. Le vieillard à gauche du tableau ne semble pas du tout concerné par cette agitation soudaine. Il reste là, l’œil dans le vide, l’air pensif. Il fait un peu intrus, avec son voile rouge sur sa tête. Il ressemble plus à une figure antique qu’à un naufragé. Il tient un cadavre avec sa main, peut être son fils ou quelque de sa famille, ce qui expliquerait son attitude prostrée.

Un autre naufragé n’est pas intéressé par l’agitation soudaine, c’est celui qui se trouve sous le voile du radeau, dans l’ombre de cette dernière et qui se prend la tête dans ses mains, dans ce qui semblerait un accès de démence.

Enfin, un autre groupe n’est pas intéressé par ce qui se passe, et pour cause, ce sont les cadavres qui trainent ici et la sur le radeau.

Tous les autres sont en train de se rendre compte, ou se sont déjà rendu compte de la présence du bateau. Les trois naufragés les plus à droite du tableau ont déjà vu le bateau, et essaie d’attirer son attention. A gauche de ceux ci, près du mât, se trouve quatre autres naufragés, le premier montrant du doigt aux trois autres le bateau. Ces derniers l’écoutent plein d’espoir, et se mettent à prier.

Les naufragés du milieu, assis, sont malades et visiblement trop faibles pour se lever, mais suivent la scène avec intérêt. Le bateau va il les voir et les sauver? Où va il simplement passer sans les voir?

Tout le monde a les yeux rivés sur le bateau et ne semble pas apercevoir l’énorme vague qui arrive sur la gauche et qui me menace de tous les mettre à la mer…

Le tableau est immense, près de 7m sur 5 (oui, oui, c’est plus grand que votre chambre) et un inspiré d’un fait divers (ce qui est une première pour une œuvre de cette envergure, plutôt réservées aux peintures retraçant de grands événements de l’Histoire).

Le fait divers d’hiver

Ce tableau est inspiré d’un fait divers (qui, en plus, se déroula en hiver, c’est donc un fait divers d’hiver) qui fut un gros retentissement en France. En 1818 (un ans avant la création du tableau donc, pour ceux qui suivent), la méduse, frégate maritime française, fut envoyé au Sénégal. A son bord, un commandant royaliste, qui profite du retour de la royauté en France pour reprendre ses fonctions. Sauf que le gentil bonhomme n’a pas commandé de bateau depuis 20 ans et ne s’attire pas forcement la sympathie de l’équipage. Du coup

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il n’en fait qu’à sa tête et réussi l’exploit de faire échouer son navire en pleine journée, sur un banc de sable et à marée haute, le boulet.

6 canots pour 300 membres d’équipage, c’est un peu limite. Le commandant s’enfuit vite avec quelques privilégiés et laisse les 150 membres d’équipage restant sur un radeau de fortune. Sur ce radeau donc, 150 personnes les uns sur les autres (moins d’1m2 par personne, le même espace vital individuel que dans la fosse d’un concert de U2), avec du vin (beaucoup), de l’eau douce (un peu) et de la nourriture (très peu). Des gens tombent dans l’eau a chaque vagues, d’autres se battent, d’autres tombent malades et sont jetés à la mer, bref on s’amuse comme des petits fous.

A la fin de la première journée de dérive, on décide d’ouvrir le baril de vin. S’en suit une grosse mutinerie alcoolisée. On décide alors de jeter le vin à la mer. Au bout du 3eme jour, il ne sont plus que 60. Certains commence a boire leur urine, d’autres à manger les cadavres. Youhou.

Finalement, 13 jours après le naufrage il ne sont plus que 15 quand une voile apparait à l’horizon et viendra les secourir. C’est le moment que le tableau représente.

Cet événement eut un fort retentissement en France et provoqua une forte contestation au régime en place, responsable de la nomination du capitaine incompétent et responsable de la mort de près de 150 personnes.

Une œuvre Paul et Mick polémique

Géricault présente son œuvre au Salon de 1819, et concours pour le prix du plus beau tableau de l’année. Ce qui est osé, car ce titre est habituellement réservé a des œuvres stéréotypées principalement inspirées de l’antiquité. A titre d’exemple, voici une œuvre présentée à ce même salon:

La terre

Comme on peux le voir, ce n’est pas exactement la même chose. Représenter un fait divers est aussi quelque chose qui ne se faisait pas du tout à l’époque, tout comme la représentation d’une scène morbide. Pourtant, la scène reste volontairement moins « gore » que la réalité, pas de sang, pas de morceaux de chair, pas de cannibalisme. A sa sortie, le tableau a choqué, car totalement non conventionnel, voir même « rebelle » face aux peintures habituelles de l’époque.

Bref ce tableau fut accueilli de manière plutôt mitigée, certains criant au scandale et à l’hérésie, d’autre au chef d’œuvre.

L’objectif avoué de Gericault, c’est de se séparer des codes du néoclassicisme, de présenter une œuvre moderne et engagée. L’objectif n’était pas tant de choquer, mais surtout de faire réaliser qu’un autre art est possible, aussi « beau » que les œuvres « classiques ».

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